I SERVICE PRESSE I « H’wwah. Le chemin de la vie » de Maxence Marin

I SERVICE PRESSE I « H’wwah. Le chemin de la vie » de Maxence Marin

Dissimulée sous un monticule suffocant de peurs, la lueur, seule, incomprise, et triste, s’essouffle et s’amenuise. Cette lueur, c’est celle de Miriam. Celle qu’elle a oublié de raviver, celle qui est toujours quelque part mais que l’on risque d’égarer si l’on cesse de la cultiver.

Dans « H’wwah. Le chemin de la vie, à travers l’histoire de cette femme en proie à la morosité et au désespoir, l’auteur dépeint un conte universel contemporain où l’ombre se dissipe au profit d’une lumière vive et bienveillante. À travers le regard, les actes et les paroles de son héroïne, il délivre un message essentiel : celui de l’urgence de nous abreuver d’amour à notre égard ; un peu, beaucoup, passionnément.

Je tiens à remercier Maxence Marin pour l’envoi de ce service presse. À l’aube du sentier emprunté par Miriam, j’ai goûté la douceur de son environnement salvateur, tout là haut, au sommet de sa montagne.


4e de couverture (résumé) :

Rupture amoureuse, déchirement familial, deuil, pression au travail… La vie de Miriam n’est qu’une succession d’épreuves. Elle qui rêvait de liberté se retrouve prisonnière d’un quotidien qui l’étouffe. Le jour où son corps la lâche agit comme le début d’une renaissance. Et si elle renouait avec ses rêves ?Écouter son cœur et ses émotions… Repousser la facilité et les conventions… Suivre une autre voie… Sa propre voie enfin…Celle qui mène à la sérénité de l’âme.

H’wwah. Le chemin de la vie de Maxence Marin, autoédition, 2021

 » Le plus bel endroit du monde est ici  » de Francesc Miralles et Care Santos

 » Le plus bel endroit du monde est ici  » de Francesc Miralles et Care Santos

« Le plus bel endroit du monde est ici ». À la simple évocation du titre de ce court roman, mes yeux s’embuent, mes lèvres s’étirent spontanément en un sourire paisible et mon regard, je le sais, se pare d’une douce chaleur. L’émotion m’enveloppe, et ce n’est pas tout à fait de la tristesse ; l’émotion m’étreint, et ce n’est pas tout à fait de la nostalgie ; l’émotion me submerge, et je comprends qu’un tourbillon de bonheur indéchiffrable m’a emportée dans sa vague, et mon cœur bat au rythme d’une magie mystique.

Un rayon de soleil s’infiltre entre les pages de mon livre et les mots ondulent sur le papier, ils concourent à la construction du monde fabuleux d’Iris, cette héroïne fragile et authentique dont le regard face aux évènements de la vie est sans cesse mis à l’épreuve. À présent, j’ai l’intime conviction que, pour vivre mille vies au travers de la lecture, je devais prendre la place d’Iris pour flotter dans les airs et m’autoriser des rêveries illimitées.


4e de couverture (résumé) :

Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d’une promesse : le bonheur.

Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos aux éditions pocket, 2014

 » Le souffle des rêves  » de Clarisse Sabard

 » Le souffle des rêves  » de Clarisse Sabard

L’aurore. Ce terme empli de poésie et de promesse se matérialise en vagues successives de couleurs chaudes dès lors qu’il est prononcé. Il incarne cet instant où l’on se surprend à être ensorcelé par la magnificence et la douceur qui s’empare du ciel au petit matin. Et dès lors que je retranscris cette pensée, je me remémore l’époustouflante épopée de la remarquable héroïne Lucy que Clarisse Sabard dépeint de sorte à nous procurer tant d’émotions. Au fil de son histoire, l’on se passionne pour sa résilience, l’on compatit pour ses malheurs, mais, surtout, l’on conserve l’espoir d’un jour nouveau. Refermer « Le souffle des rêves », c’est demeurer extatique face à cette image céleste naturelle et mystérieuse de l’insaisissable ; c’est se sentir contraint de quitter un univers romanesque dans lequel on a plongé avec délectation ; c’est saisir la grandeur et l’importance que les rêves ont le devoir d’occuper dans nos vies ; c’est contempler l’horizon et, quoi que l’on y entr’aperçoit, ne jamais cesser de les forger à notre image.


4ème de couverture (résumé) :

New York, 1987.

Coincée entre un travail de chroniqueuse musicale qui ne lui convient plus et un mari qui voudrait la voir abandonner sa carrière pour devenir mère, Abigail O’Dell a besoin de souffler. Alors qu’elle n’est pas retournée en Irlande depuis l’enterrement de sa grand-mère Lucy, Abby s’envole vers la terre de ses ancêtres, dans l’espoir que ce retour aux sources lui permettra d’obtenir des réponses sur son passé familial troublé et de se rapprocher enfin de sa mère qui l’a abandonnée enfant.

C’est en découvrant des cassettes audio enregistrées par Lucy peu de temps avant sa disparition qu’Abby va faire un bond dans le temps et revenir au début du siècle. Car tout a commencé lorsque la jeune Lucy a pris le bateau pour New York…

Le souffle des rêves de Clarisse Sabard aux éditions Charleston, 2022

 » La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

 » La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

L’âme artistique authentique aiguise sa plume avec avidité, espoir et aspiration pour nous surprendre au gré des mots, des phrases, des chapitres et des histoires qu’elle nous conte. C’est l’une des choses que j’ai comprise très tôt lorsque j’eus la capacité de sonder le mystérieux pouvoir de la littérature et que ce livre m’a rappelé.

J’ai été émerveillée par la profondeur du récit imaginé par Marie Vareille. La romancière renferme des fragments d’histoires tendant à s’unifier, se consolider dans cette couverture, cette enveloppe aux couleurs pétillantes et acidulées, et au titre improbable et déroutant qui éveille notre intérêt autant qu’il nous déroute. Un brin excentrique, en marge des attentes conventionnelles, son apparence nous stimule autant qu’elle nous interroge. Au-delà de l’amour traité avec finesse, décortiqué avec attention et approfondi avec justesse et émotion, la romancière métamorphose et sublime notre regard sur le poids des apparences et des croyances puissantes et illusoires qu’elles engendrent souvent dans nos esprits.

Une question persiste à nous tenir en haleine : Au-delà de la triviale et pour le moins déconcertante image initiale des chaussettes esseulées qui plane à la surface du papier, s’agit-il d’une vie rêvée ou d’un rêve de vie que l’on tente de reconstituer à chaque fois que notre main abandonne une page pour s’immerger dans la suivante ?


4ème de couverture (résumé) :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé ?

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille aux éditions Charleston, 2020

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« La mémoire des embruns » de Karen Viggers

« La mémoire des embruns » de Karen Viggers

Posé sur une surface bancale, le livre vacille avec fragilité. Les paupières mi closes, je distingue les pages qui se déplient au gré du hasard, sous l’impulsion d’une bourrasque d’air marin. L’eau salé caresse mon visage, mes cheveux ondulent avec le vent, et mon imagination m’ancre dans ces contrées vivaces, sauvages, inconnues, mais si majestueuses. Je me sens hypnotisée par la Nature australienne. Une mélancolie vertigineuse déferle sur le papier renfermant cette histoire. Chaque paragraphe transporte une tristesse constante de réalisme, chaque dialogue comporte un souffle de regrets, et Karen Viggers me charme davantage à mesure que les secrets abrités par l’île Bruny et son phare se dévoilent.

L’histoire contée par la romancière, c’est un hommage chaleureux et grave à la fois à l’honneur guidant nos choix, à l’amour balayant nos erreurs et à la dignité apaisant nos souffrances. Quelques jours après ma lecture, les émotions m’étreignent encore, les paysages se matérialisent dans mon imagination, et « la mémoire des embruns » sommeille dans mon esprit.

Avez-vous déjà entrepris un voyage livresque en Australie à travers les romans de Karen Viggers ?


4ème de couverture (résumé) :

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d’Antarctique et le divorce qui l’a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l’a hantée durant des décennies menace d’être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une émouvante histoire d’amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

La mémoire des embruns de Karen Viggers aux éditions Le lire de poche, 2016

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I SERVICE PRESSE I « Forest Hill » de Isabelle Crépy

I SERVICE PRESSE I « Forest Hill » de Isabelle Crépy

« Forest Hill » ou la colline de la forêt. Un amas qui confère au paysage l’atout majeur de reliefs à perte de vue, de contrastes ombragés qui dissimulent une flamboyante lumière.

C’est ainsi que, haut perchée sur la colline de Forest Hill, l’auteure cueille, à la manière d’un travelling cinématographique à 360 degrés, des bribes de vie des personnages qu’elle façonne de manière déroutante et mystérieuse à la fois ; des hommes et des femmes, multiples, fourbes, haineux, meurtris. Un flot d’images s’écoule sous notre regard ébahi par la rythmique saccadée, la vitesse d’action, la vive alternance des « il » et des « elle ». De cette terre froide et sombre de Londres ne subsiste que le voile de leur présence spectrale mouvante. L’atmosphère est vive, dense, pesante, et le lecteur semble en proie au vertige.

Chaque livre renferme ses secrets ; chaque lecture abrite un regard singulier ; chaque romancier concocte ses propres recettes, mais de cet amoncellement de terre anglaise, notre chute se matérialise dès lors que « Marie marche seule dans le parc » et que l’espoir s’esquisse : Serons-nous apte à démêler le vrai du faux, l’accessoire de l’essentiel, la fiction de la réalité, les mots posés sur le papier des conséquences de leur pouvoir ?

Se divertir, s’évader et se détendre sont souvent des éléments déterminants dans nos choix littéraires. Réfléchir, analyser et se questionner sur les mécanismes créatifs apportent une richesse sans pareil au monde du livre. Merci à Isabelle Crépy pour ce Service Presse qui m’a fait basculer dans cette seconde singulière, mais non moins nécessaire catégorie, en quelques dizaines de pages.


Résumé (4ème de couverture) :

Dans un manoir isolé du XIXe siècle, entre rêve et réalité, secret et mensonge, Marie, Jeanne et Gabriel tentent de survivre parmi les morts et les vivants. Les trois personnages en quête d’identité entremêlent leurs voix dans un voyage intérieur qui les emmène au bord de l’abîme.

Forest Hill de Isabelle Crépy, auto-édition, 2021

Quelques lectures qui ont marqué mon année 2021

Quelques lectures qui ont marqué mon année 2021

Je vois défiler un nombre conséquent de chroniques livresques produites à une rapidité que je ne pourrais égaler ; je vois défiler des photos et des mises en scène mettant à l’honneur des livres qui outrepassent mon inventivité ; mais je vois, surtout, des lecteurs et des lectrices si attachés aux pages qu’ils tournent, aux couvertures qu’ils étreignent de leurs mains, aux mots que leurs regards capturent, qu’ils mettent du cœur à l’ouvrage et ouvrent leur monde foisonnant de livres, toujours prêts à accueillir un avis, toujours prêt à accueillir la diversité, toujours prêts à témoigner de leur bienveillante nécessité de partager, car, après tout, n’est-ce pas la raison essentielle qui nous a tous réunis dans ce vaste cocon de passionnés des histoires de papier ?

Ai-je déjà décliné mon identité de lectrice durant ces cinq derniers mois ?

Je m’appelle Évangélia et je suis une lectrice lente et nostalgique ; je suis, et resterai sans doute à jamais, une lectrice qui ne se résoudrait en aucun cas à accélérer sa cadence de lecture, de peur de perdre l’essentiel : l’incroyable beauté de la langue française qui ne cesse de m’émouvoir et de stimuler mon esprit.

À mon tour, je ne vous partagerai pas une liste interminable des meilleurs livres qui ont croisé mon chemin cette année, d’autres réaliseront cette tâche mieux que moi, avec davantage de titres, de genres et de clichés à couper le souffle. Je voudrais simplement vous communiquer mes surprises, mes saisissantes rencontres, les émotions vives qu’elles m’ont incontestablement procurées.

« Le voyage de Pénélope » de Marie Robert

Avec Pénélope, le temps s’arrête, les époques s’entremêlent et l’écriture se pare d’une douce poésie lumineuse.

« La librairie de la place aux herbes » de Eric de Kermel

Ce roman est une ode au livre, à cet objet universel dont le caractère sacré perdure, nous envoûte, et cimente nos liens.

« Onze minutes » de Paulo Coelho

Le récit initiatique d’une prostitué qui nous apporte un lot de sentiments parfois contradictoires à l’égard de l’héroïne, avec qui l’on avance, l’on trébuche et l’on finit pas comprendre certaines choses, chemin faisant.

« Paros vu de la mer » de Valérie Rose Benoit

On se perd dans les méandres des pensées du personnage principal dont l’histoire est à la fois fascinante, déroutante et éclairante à propos de la vie, du lien à autrui, des sensations et, surtout, des perceptions.

« L’Odyssée » de Homère

Que dire de l’enivrante poésie du texte de cette légende de la littérature ? « l’aube aux doigts rose » persiste à vivre dans mes souvenirs de lectrice les plus magiques.

« My absolute darling » de Gabriel Tallent

Comment pourrais-je parler de ce livre aussi angoissant que remarquable ? Turtle incarnera toujours l’une des héroïnes les plus réalistes et courageuses qu’il me sera donné de découvrir.

« Le consentement » de Vanessa Springora

Un récit autobiographique dont la puissance me hante encore.

Submergée de vives réminiscences de lecture, en rédigeant cette chronique particulière pour vous ouvrir mon monde des livres, je me rends compte ô combien j’ai toujours eu cette chance inouïe d’être entourée par cet inégalable présent qu’est la littérature.

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I SERVICE PRESSE I « Lilly et le labyrinthe » de Blanche Martire

Lilly et le labyrinthe de Blanche Martire

Pureté et onirisme. C’est immédiat, instantané, c’est une douce évidence. Ces termes nous submergent et nous réconfortent à la lecture de ce conte si poétique et délicat. Ils se diffusent et s’étendent, au-delà de l’horizon des pages, au-delà de l’horizon d’une histoire, au-delà de la fiction. Intelligente, débrouillarde et imaginative, la jeune héroïne de Blanche Martire mène un véritable combat intérieur. Au nom de sa construction identitaire, elle expérimente le monde ; au nom d’une reconnaissance, elle l’observe avec attention ; au nom d’un « je » brimé, elle le redessine.

Ce labyrinthe, ce n’est pas que celui de Lilly, c’est celui dans lequel on évolue, on s’égare, on tâtonne à travers d’affligeants clichés, de grotesques discriminations, et autres étiquettes superficielles dont l’universalité récalcitrante est incontestablement réelle.

La petite Lilly « quittait la Terre et visait éternellement le ciel » et, comme elle, je n’avais qu’une idée à mesure que l’histoire de la jeune héroïne, attachante, courageuse et spirituelle, fleurissait sous mes yeux : m’enfuir avec elle et me perdre dans les délicats dédales célestes qu’elle imaginait.


4e de couverture (résumé) :

Lilly petite fille introvertie n’a pas les mots pour s’exprimer, elle attend impatiemment de savoir lire et écrire. Pourtant, elle sent déjà que les histoires et le monde de l’écriture l’habite profondément. Un jour, elle fait la rencontre de Sarah qui n’a peur de rien. Et si finalement Lilly lui ressemblait ? « Lilly aurait voulu remonter ses manches plus souvent, et ainsi se salir les mains. Son cœur n’aurait plus été enfermé dans un coffre-fort. Les gens l’auraient découverte alors, entière. Lilly aurait été à la rencontre des autres et du monde. Elle aurait même laissé ses traces sur le tronc des arbres, les nuages et la pluie. Ses voyages se seraient remplis d’encre et les feuilles se seraient embrasées. Le papier roussi par les flammes aurait noirci jusqu’aux dernières pages. Un noir ébène, absolu. Et la fumée serait montée jusqu’au ciel. »

Lilly et le labyrinthe de Blanche Martire aux éditions Fabert, 2021

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« La part des ténèbres » de Stephen King

« La part des ténèbres » de Stephen King

Un magma gris boueux. Jamais, auparavant, une couleur et une matière ne s’étaient imposées avec une telle force dès le début d’une lecture. Chaque action décrite, chaque évènement, chaque personnage est imbibé de cet infâme et sordide mélange qui dérange et colle à la peau.

Thad Beaumont incarne ce héros que l’on aime plaindre, et son homologue des ténèbres, George Stark, celui que l’on suit avec une avidité repoussante. Le King a l’art et la manière de flirter avec les contours d’un manichéisme presque caricatural. Ces personnages ne cessent de se confondre dans un chaos vertigineux dont on se languit, pourvu que le supplice s’achève enfin. Qui écrit ? Qui est coupable de ces horripilants meurtres ? Qui agit ? Qui réfléchit ? Qui orchestre ? Qui exécute ?

La Nature qui les entoure est aussi inquiétante ; le lecteur n’a de cesse de se questionner sur ces massifs envols macabres de moineaux ; sur ce corps humain qu’il possède mais n’en soupçonne jamais la structure défaillante et les ravages qu’il est capable d’engendrer parfois.

J’ignore ce qu’il en est de vous, mais je suis convaincue qu’observer les moineaux ne sera, désormais, plus jamais pareil.

Vous arrive-t-il aussi qu’une lecture symbolise, d’une manière si vive, une couleur ?


4ème de couverture (résumé) :

« Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi. Tu pensais qu’avec un enterrement bidon pour mes fans et pour la presse, tout serait réglé. Tu te disais : « Ce n’est qu’un pseudonyme, il n’existe même pas. » Tu te disais : « Fini George Stark, maintenant consacrons-nous à la vraie littérature… » Pauvre naïf ! Non, ne t’imagine pas que tu vas pouvoir si facilement te débarrasser de moi. Je suis ton double, ta part de ténèbres… Et j’aurai ta peau ! »
 
Thad Beaumont et son pseudonyme George Stark n’ont fait qu’un pendant douze ans. Jusqu’à ce jour où l’écrivain décide d’écrire sous son vrai nom. Alors, quand on a signé des thrillers ultraviolents, se venger de celui qui a voulu vous faire disparaître est un réel plaisir…

La part des ténèbres de Stephen King aux éditions Le livre de poche, 1989

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« La machine à explorer le temps » de H.G. Wells

« La machine à explorer le temps » de H.G. Wells

Combien de fois avons-nous déjà songé à ce que fut et sera le monde ? Aux avancées, aux progrès, à tout ce que nous n’avons pas connu et n’aurons pas la possibilité d’explorer ?

1895 témoigne de ces expériences qui, au simple fait d’y songer, nous mettent en effervescence, nous procurent un enthousiasme sans pareil. 1895, c’est une fin de siècle où une musicalité nouvelle règne sur la surface du globe. Alors bercé par les notes créatives d’êtres dotés d’une imagination débordante, le monde, ébahi, découvre le cinéma, cette fascinante machine projetant quelques 25 images par seconde pour nous immerger dans un spectacle à trois dimensions.

En littérature, H.G. Wells a démontré son génie en transcendant avec brio la réalité de l’époque, plongeant ainsi les férus de curiosités en tout genre dans la quatrième dimension avec l’histoire d’une création scientifique virtuelle inégalable : une machine à explorer le temps. Le héros extraordinaire de son roman s’engouffre en l’an 802701 dans un environnement hors du commun et si dissemblable de celui auquel il est accoutumé.

Ce livre n’est bref qu’en terme de nombre de pages. Il en est autrement de son contenu si étoffé, si riche. Sa finesse analytique de l’Homme et son déclin possible nous fascinent ; la beauté descriptive de ce monde décadent et imaginaire nous emporte ; et, surtout, les subtilités du talent narratif d’un héros aspiré par une époque, aspiré par un autre temps, aspiré par l’étrange nous surprennent autant qu’elles nous émerveillent.

J’ai lu ce classique culte de la Science-fiction, et je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que j’aimerais aussi, à l’image de l’explorateur de Wells, être dotée de ce pouvoir fictif et mystérieux de m’aventurer à manipuler le fil du temps, ne serait-ce que pour remonter celui où j’ai découvert cette incroyable histoire.

Ce roman phare fait-il aussi partie de votre collection ?


4ème de couverture (résumé) :

La machine à explorer le temps de H.G. Wells aux éditions Gallimard, collection Folio SF, 2019 (éd. originale, 1895)

« Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s’évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps. »