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I SERVICE PRESSE I « Lilly et le labyrinthe » de Blanche Martire

Lilly et le labyrinthe de Blanche Martire

Pureté et onirisme. C’est immédiat, instantané, c’est une douce évidence. Ces termes nous submergent et nous réconfortent à la lecture de ce conte si poétique et délicat. Ils se diffusent et s’étendent, au-delà de l’horizon des pages, au-delà de l’horizon d’une histoire, au-delà de la fiction. Intelligente, débrouillarde et imaginative, la jeune héroïne de Blanche Martire mène un véritable combat intérieur. Au nom de sa construction identitaire, elle expérimente le monde ; au nom d’une reconnaissance, elle l’observe avec attention ; au nom d’un « je » brimé, elle le redessine.

Ce labyrinthe, ce n’est pas que celui de Lilly, c’est celui dans lequel on évolue, on s’égare, on tâtonne à travers d’affligeants clichés, de grotesques discriminations, et autres étiquettes superficielles dont l’universalité récalcitrante est incontestablement réelle.

La petite Lilly « quittait la Terre et visait éternellement le ciel » et, comme elle, je n’avais qu’une idée à mesure que l’histoire de la jeune héroïne, attachante, courageuse et spirituelle, fleurissait sous mes yeux : m’enfuir avec elle et me perdre dans les délicats dédales célestes qu’elle imaginait.


4e de couverture (résumé) :

Lilly petite fille introvertie n’a pas les mots pour s’exprimer, elle attend impatiemment de savoir lire et écrire. Pourtant, elle sent déjà que les histoires et le monde de l’écriture l’habite profondément. Un jour, elle fait la rencontre de Sarah qui n’a peur de rien. Et si finalement Lilly lui ressemblait ? « Lilly aurait voulu remonter ses manches plus souvent, et ainsi se salir les mains. Son cœur n’aurait plus été enfermé dans un coffre-fort. Les gens l’auraient découverte alors, entière. Lilly aurait été à la rencontre des autres et du monde. Elle aurait même laissé ses traces sur le tronc des arbres, les nuages et la pluie. Ses voyages se seraient remplis d’encre et les feuilles se seraient embrasées. Le papier roussi par les flammes aurait noirci jusqu’aux dernières pages. Un noir ébène, absolu. Et la fumée serait montée jusqu’au ciel. »

Lilly et le labyrinthe de Blanche Martire aux éditions Fabert, 2021

Je remercie les éditions Fabert pour la publication de ma chronique : https://www.fabert.com/editions-fabert/lilly-et-le-labyrinthe.3374.produit.html