» La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

 » La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

L’âme artistique authentique aiguise sa plume avec avidité, espoir et aspiration pour nous surprendre au gré des mots, des phrases, des chapitres et des histoires qu’elle nous conte. C’est l’une des choses que j’ai comprise très tôt lorsque j’eus la capacité de sonder le mystérieux pouvoir de la littérature et que ce livre m’a rappelé.

J’ai été émerveillée par la profondeur du récit imaginé par Marie Vareille. La romancière renferme des fragments d’histoires tendant à s’unifier, se consolider dans cette couverture, cette enveloppe aux couleurs pétillantes et acidulées, et au titre improbable et déroutant qui éveille notre intérêt autant qu’il nous déroute. Un brin excentrique, en marge des attentes conventionnelles, son apparence nous stimule autant qu’elle nous interroge. Au-delà de l’amour traité avec finesse, décortiqué avec attention et approfondi avec justesse et émotion, la romancière métamorphose et sublime notre regard sur le poids des apparences et des croyances puissantes et illusoires qu’elles engendrent souvent dans nos esprits.

Une question persiste à nous tenir en haleine : Au-delà de la triviale et pour le moins déconcertante image initiale des chaussettes esseulées qui plane à la surface du papier, s’agit-il d’une vie rêvée ou d’un rêve de vie que l’on tente de reconstituer à chaque fois que notre main abandonne une page pour s’immerger dans la suivante ?


4ème de couverture (résumé) :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé ?

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille aux éditions Charleston, 2020

« On s’est aimés comme on se quitte » de Charlie Wat

« On s’est aimés comme on se quitte » de Charlie Wat

Le temps est ensoleillé aujourd’hui à Liège. Le ciel est bleu, la brise est légère. Je me suis attablée à mon bureau afin d’écrire, mais j’ignorais encore le sujet que j’allais aborder. Il y a des jours comme ceux-là où l’inspiration ne semble pas de la partie mais qu’une envie irrépressible d’ordonner notre capharnaüm d’idées s’empare de nous. C’est là que les joyeux et touchants personnages du doux roman de Charlie Wat, Denis, Sandrine, Ludovic, François et Lola, ont rapidement habité mes réflexions, stimulant ma mémoire, me replongeant dans le voyage original que nous propose l’auteure.

Sandrine m’a ainsi tendu son journal intime, et un sourire s’installa à nouveau sur mon visage depuis ma lecture de cette émouvante histoire. Elle y retraçait sa vie de femme comblée et éperdument amoureuse de son mari qui, partageant pourtant le bonheur de sa complice, s’est égaré au fil du temps, au fil des événements. Denis finit par déserter ce tableau idyllique qu’elle façonnait au gré des pages. Il perdit le sens des priorités, l’essence des choses, les valeurs qui lui étaient, autrefois, si précieuses. L’amour de sa vie décide de donner un nouveau souffle à son existence en se remariant et Denis, accompagné de François, son père négligeant, et de Ludo, son fils blasé, se résout à mettre tout en œuvre pour empêcher ce désastre de se produire. Le périple s’accélère, les péripéties se multiplient avec amour et humour et les pièces du puzzle qui se façonnent finissent par produire une réalité inattendue qui nous surprend par son originalité jusqu’au point final.

Connaissez-vous ce roman qui fait partie de la sélection Prix des lectrices Charleston 2021 ?


Résumé (4ème de couverture)

Denis, 45 ans, est un homme triste. Englué dans ses problèmes de travail, ne sachant plus communiquer ni avec son fils ni avec son père, il voit son existence lui glisser entre les doigts.

Mais quand il apprend par inadvertance que son ex-femme doit en épouser un autre dans trois jours à l’autre bout de la France, il refuse de laisser passer sa chance et s’embarque pour un improbable voyage. Un périple au bout duquel il pourrait trouver tout autre chose que ce qu’il cherchait.

On s’est aimés comme on se quitte, c’est l’histoire d’un homme ordinaire, bien décidé à tenter l’extraordinaire pour reconquérir l’amour de sa vie.

On s’est aimés comme on se quitte de Charlie Wat aux Éditions Charleston, 2021