« Le jardin de l’oubli » de Clarisse Sabard

« Le jardin de l’oubli » de Clarisse Sabard

Inlassablement, j’aime l’idée de me perdre dans les livres enchanteurs de Clarisse Sabard. Ses histoires font poindre en moi cette sensation familière que j’ai plaisir à retrouver dans chacune de ses parutions. Ses héroïnes du passé sont invariablement combatives et le revendiquent ; quant à celles du présent, la confrontation avec leurs ancêtres fait naître un questionnement nécessaire pour leur construction en devenir.

La mémoire, les écrits, l’oubli, les arts, la littérature, une Agathe persévérante et courageuse, une Faustine maladroite et tâtonnante, celles et ceux qui les ont connues. C’est avec ce savant mélange d’ingrédients imparables que la romancière a, encore une fois, tapissé mon ciel de lectrice d’étoiles, mais aussi d’un espoir, celui du rêve d’Agathe qui ne cesse de briller en quête de renaissance d’un jardin que je ne peux désormais plus me résigner à faire tomber dans l’oubli.


4ème de couverture (résumé) :

La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret.

Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays-niçois afin d’écrire un article sur la Belle-Epoque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun.
En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir. Et la présence du ténébreux mais très secret Sébastien y est également pour quelque chose…

Le jardin de l’oubli de Clarisse Sabard aux éditions Charleston, 2019

| SERVICE PRESSE |  » Mode avion  » de Mickaël Parisi

| SERVICE PRESSE |  » Mode avion  » de Mickaël Parisi

«  Peu importe l’endroit où je me rendais, les horloges n’avaient pas d’aiguilles. » (extrait)

Une âme égarée flottait dans les airs. Elle s’agrippait en vain aux êtres qui croisaient son chemin. Elle avançait, se transformait, se métamorphosait et pourtant, une perpétuelle remise en question décuplait sa présence dans chaque lieu qu’elle habitait. Cette âme, c’est celle du narrateur de « Mode avion ». Elle m’a conté le périple le plus déroutant et surprenant qu’il m’ait été donné de lire.

Singulier vertige du temps, temps du vertige singulier, l’auteur se dispense de planter le décor, ingrédient pourtant communément répandu dans les œuvres de fiction. Son orchestration narrative est minutieuse et une certaine vacuité se dégage d’un paysage paradoxalement saturé de couleurs, de sons, de paroles, de pensées, de symboles et, de présences. Résolument contemporaine, à travers chaque phrase, chaque page, l’histoire interroge les fêlures d’un monde occidental offrant aux lecteurs un accès aux possibles, lui frayant un chemin vers des alternatives aussi originales qu’insolites.

Le rythme galope et s’emballe dans un roman caustique au langage cru, empli d’ironie et parsemé de réflexions justes et judicieuses en quelques dizaines de pages seulement. Véritable concentré de réflexions sur le sens de l’existence, nos modes de vie et les conséquences qui en découlent sont passés au crible.

Je tiens à remercier l’auteur de ce roman, Mickaël Parisi, de m’avoir envoyé son manuscrit. Grâce à lui, bien que les horloges avaient conservé leurs aiguilles durant la lecture, leur tic tac s’est évaporé tant ce récit hors normes m’a captivée.

Connaissez-vous l’univers singulier de l’auteur ?

Avez-vous déjà lu l’un de ses romans ?


Résumé (4ème de couverture) :

Depuis que cette drôle de femme – dont le visage est recouvert de balafres – me suit constamment en plein Japon, je me retrouve à prendre des bains de mygales, à faire des publicités pour un parfum que je n’ai jamais essayé, à parler couramment Slovène avec des personnes intitulées Arrogance ou Culpabilité, à tenir la main de gens mourants pour me sentir mieux…
Était-il possible que je devienne un prophète ou avais-je un peu trop abusé des boissons alcoolisées locales ?

Mode avion de Mickaël Parisi, auto-édition, 2019

Ce service presse* émane d’une demande qui m’a directement été adressée par l’auteur.

* Qu’est-ce qu’un Service Presse ?

Afin de lancer ou de relancer la promotion d’un livre, un auteur ou une maison d’édition est fréquemment amené à contacter des rédacteurs, généralement des journalistes ou des blogueurs, pour leur proposer de recevoir l’écrit et de produire une chronique (un type d’article publié à une fréquence plus ou moins régulière dans lequel le rédacteur émet son avis) à son sujet.

Dans certains cas, les éditeurs lancent un appel à candidature dans le but de sélectionner les chroniqueurs avec lesquels ils souhaitent collaborer ponctuellement ou pour un partenariat de longue durée.

« Brûlant secret » de Stefan Zweig

« Brûlant secret » de Stefan Zweig

« Dehors, un vent léger agitait les arbres, et la résille de leurs branches nues brisait en mille éclats mouvants le miroir immobile de la lune. » Une remarquable poésie découle des mots de Stefan Zweig, c’est indéniable. Il a cet incroyable don de bercer tout amoureux des mots. Et lorsque l’on s’essaie à parler de ses écrits, la première pensée nous traversant l’esprit est sa capacité à dépeindre la complexité des émotions humaines qui suffit à être repérée à la lecture d’un seul de ses livres. Il sait en décortiquer finement ses nuances subtiles et dévoiler ses zones obscures avec une vivacité passionnée. Ici, les protagonistes sont anonymes, il ne juge pas utile de les encombrer d’un nom. Dépouillés de toute identité individuelle, seule l’étiquette d’appartenance de genre compte. L’histoire est simple, linéaire, valorisant ainsi les thèmes au cœur de ce récit: l’amour et la trahison qui en découle, ce brûlant secret capable de consumer notre âme.

« Brulant secret » est la première histoire que j’ai lue de cet auteur et j’ai été enivrée par son style et sa manière de voir le monde. J’ai, par la suite, lu deux autres de ses livres, mais c’est celui-ci qui, sans conteste, est mon favori.

Êtes-vous, comme cela est mon cas, tombé en admiration pour la plume de cet auteur ?

Lequel de ses écrits avez-vous préféré ?


4ème de couverture (résumé) :

Seul, un jeune aristocrate foule le quai de gare d’une station de montagne. Arrivé à son hôtel, à l’affût de la moindre rencontre, il entrevoit une femme élégante, l’air lointain, en compagnie d’un garçonnet. Prêt à tout pour la conquérir, il va feindre l’éclosion d’une amitié avec le fils pour atteindre la mère. Et bientôt, le petit Edgar ne comprendra pas la raison, celle qu’on lui tait et qu’il pressent brûlante, de leur soudaine métamorphose…

«Oh, le savoir, savoir enfin ce secret, le comprendre, tenir cette clef qui ouvre toutes les portes, ne plus être l’enfant à qui l’on cache et dissimule tout, ne plus être celui qu’on berne et qu’on dupe. C’est le moment ou jamais! Je vais bien le leur arracher, ce terrible secret.»

Brûlant secret de Stefan Zweig aux éditions folio, 2018

« Dora Maar et le Minotaure » de Slavenka Drakulic

« Dora Maar et le Minotaure » de Slavenka Drakulic

La vie toute entière de Dora Maar, photographe maudite et « muse-objet » de Pablo Picasso, semble avoir été une interminable mosaïque composée d’impertinents éclats, qui n’obéissent à aucune règle. Son environnement était sombre, les paysages qui la cernaient tumultueux et le prisme au travers duquel elle observait son existence, une surface fissurée, brisée par les douloureuses épreuves que lui infligeait la vie, mais, surtout, par sa rencontre avec le célèbre peintre. Dans cet écrit intitulé « Dora Maar et le minotaure », Slavenka Drakulic livre un récit absolument captivant et fascinant. Chaque détail dans son écriture et ses choix narratifs nous offre la vision tourmentée d’une femme dont on comprend l’inévitable souffrance, mais que l’on pressent par moment comme victime consentante, et celle d’un homme au pouvoir absolu et à la volonté souveraine auxquels rien ne résiste.

Le final est grand, beau, magistral. Cette façon qu’a l’auteure de maintenir une tension persistante malgré son apparente absence m’a procuré un véritable frisson. Picasso n’est plus, et la brume prégnante s’est substituée à une brise débarrassée de son influence néfaste, mais dont l’air restera à jamais chargé de sa présence spectrale.

Avez-vous succombé à la curiosité de découvrir cet ouvrage qui s’inscrit dans « Les indomptées », une collection des éditions Charleston qui a vu le jour début 2021 ?

Qu’en avez-vous pensé ?


Résumé (4ème de couverture) :

« J’avais découvert posé sur le lit un petit dessin représentant une femme et un homme à tête de taureau. (…) Le dessin est brutal. Je le déteste. Je l’adore. Je ne m’en déferai jamais. (…) Sur ce dessin, c’était moi. Ni Olga, ni Marie-Thérèse, ni aucune autre de ses amantes de passage dont il ne se rappelait pas les noms. J’étais l’élue, j’étais la gagnante, j’étais marquée. J’étais à lui. »

Photographe renommée, figure prometteuse de l’avant-garde parisienne, amie intime des surréalistes André Breton et Man Ray, Dora Maar est une artiste accomplie et célébrée lorsqu’elle rencontre Pablo Picasso en 1936. Fascinée par le génie du peintre, elle rêve d’un compagnonnage artistique, d’une vie à deux faite d’amour et d’art.

Mais pour Picasso, le seul art qui compte est le sien, et leur relation ne sera pour lui qu’un matériau inépuisable pour sa propre créativité. Projetée en pleine lumière par son statut de muse, Dora Maar devient, sous les pinceaux de Picasso, une des femmes les plus scrutées de son temps, mais son art et son individualité resteront à jamais dans l’ombre du maître.
De leur histoire destructrice, elle sortira anéantie.

Dans ce journal intime fictif, Slavenka Drakulic dresse le portrait tragique d’une femme et artiste extraordinaire et offre une voix à celle qui en fut privée.

Dora Maar et le minotaure de Slavenka Drakulic aux éditions Charleston, 2021

« Un garçon singulier » de Philippe Grimbert

« Un garçon singulier » de Philippe Grimbert

Vous est-il déjà arrivé de vous plonger dans une histoire et d’avoir l’impression qu’émettre une opinion à son propos vous est totalement inconcevable ? Ce roman, dans son entièreté, a provoqué cette frustration de lectrice en moi. Je me décidai à ouvrir mon carnet suite à l’achèvement du récit qui me laissait perplexe. Je pris quelques notes au vol, tentant de laisser tout de même une trace, aussi minime soit-elle. Il m’est alors arrivé quelque chose de totalement inédit : je me rappelai qu’un élément avait retenu mon attention dès les premières pages, celui des dialogues dont la particularité était de n’y inclure aucunement le protagoniste, Louis. Ce dernier nous narre à la première personne du singulier l’expérience la plus bouleversante de sa vie, et je compris alors l’essence du livre.

La singularité, c’est, d’abord, ce choix audacieux opéré par l’auteur, mais c’est ensuite cette amitié fusionnelle qui lie les deux jeunes ; c’est la manière particulière avec laquelle ils communiquent, dépourvue de parole ; c’est l’atmosphère marin, la douceur des effluves iodés humés lors de leurs paisibles promenades en bord de mer ; c’est ce monde complice qu’ils ont rapidement érigé, cette forteresse qui finit par conférer une saveur singulière à la liberté.

J’aimerais que la singularité frappe à nouveau à ma porte et qu’elle me surprenne comme Louis et Yannis l’ont fait.

Avez-vous, comme cela a été mon cas, reçu une belle leçon de vie à travers le chemin parcouru par ces deux complices ?


Résumé (4ème de couverture) :

« Maintenant que j’ai appris à le connaître, je l’aime et il m’effraie tout à la fois. Lui et sa mère vont trop loin, mais tous deux ont eu raison de mes résistances… » Une simple annonce sur les murs de la faculté a sorti Louis de sa léthargie pour le précipiter sur la plage de son enfance à la rencontre d’une mère et de son fils, deux êtres hors du commun qui vont bouleverser sa vie et l’amener à affronter ce qui dormait au plus profond de lui-même.

Philippe Grimbert, grand spécialiste français du thriller freudien, porte un regard bouleversant sur la différence. Laure Mentzel, Le Figaro.

Il n’est question que d’amour de la première à la dernière page de ce livre profondément troublant sur le destin, l’art de se construire, et qui s’achève dans un final royal de beauté. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

Un garçon singulier de Philippe Grimbert aux éditions Le livre de poche, 2012

« Le jeune homme, la mort et le temps » de Richard Matheson

« Le jeune homme, la mort et le temps » de Richard Matheson

Seul quelques rares livres ont la capacité de marquer notre esprit de manière impérissable. Ils détiennent cette force de conviction, nous happent, nous enivrent et provoquent en nous un chamboulement émotionnel sans pareil. Lorsque je m’attache particulièrement à un univers romanesque, je ressens invariablement ce sentiment de douce tristesse qui persiste au-delà de la découverte de la dernière ligne. Un sentiment qui, pour le faire perdurer, se traduit par une lecture lente, une lecture permettant de savourer l’atmosphère créée par l’auteur, son talent habile à construire un récit à la fois poétique et plein de subtilités et sa manière singulière de nous livrer des personnages riches et bien pensés. « Le jeune homme, la mort et le temps » de Richard Matheson est de ceux-là. C’est un récit sublime, orchestré avec finesse. C’est l’histoire d’un voyageur dans le temps profondément romantique qui nous démontre que l’amour se moque, non pas de la distance nous séparant de l’être aimé, mais qu’il se moque éperdument des frontières temporelles qu’il brave contre vents et marées. Il est aussi question de maladie, de mort et de désespoir.

Le lecteur participe invariablement à la construction d’une histoire, par sa volonté de comprendre l’intention du créateur du texte, sa capacité à débusquer la part d’explicite du voyage des mots et de déterrer ce qu’il tait, de lire cette saisissante mélodie qui nous est contée entre les lignes.

Le ressac, ce terme que Richard Matheson habille d’une incroyable poésie, aussi vigoureux soit-il, ne balaiera jamais le mélancolique voyage dans le temps que j’ai vécu intensément en lisant ce roman.

Avez-vous déjà tenté cette expérience de lecture ? Sinon, embarqueriez-vous pour ce périple émotionnel suranné ?


Résumé (4ème de couverture)

À trente-six ans, Richard Collier se sait condamné à brève échéance. Pour tromper son désespoir, il voyage, au hasard, jusqu’à échouer dans un vieil hôtel aux bords du Pacifique.Envoûté par cette demeure surannée, il tombe bientôt sous le charme d’un portrait ornant les murs de l’hôtel : celui d’Elise McKenna, une célèbre actrice ayant vécu à la fin du XIXᵉ siècle. La bibliothèque, les archives de l’hôtel lui livrent des bribes de son histoire, et peu à peu la curiosité cède le pas à l’admiration, puis à l’amour. Un amour au-delà de toute logique, si puissant qu’il lui fera traverser le temps pour rejoindre sa bien-aimée. Mais si l’on peut tromper le temps, peut-on tromper la mort ?

Le jeune homme, la mort et le temps de Richard Matheson aux éditions Folio SF, 1975 (édition originale anglais) et 2000 (édition folio SF en français)

« Origami blues » de Sarah Clain

« Origami blues » de Sarah Clain

Je referme ce livre qui se conclut à la page 212, et emporte ce monde avec moi, un sentiment de blues naissant. J’ai voyagé dans cet univers onirique qui me laisse un sentiment d’espoir. J’y ai aperçu un décor à l’atmosphère de tous les possibles, une atmosphère où ciel et terre se confondent et fusionnent. J’ai alors observé la magie qui se dégageait de la boutique d’origamis de Florence, cette héroïne nostalgique et secrète. À l’intérieur, après avoir passé la porte, le ciel paraissait si proche qu’il semblait se confondre avec la devanture, comme s’il était à portée de main, d’un bleu profond, tapissé d’étoiles scintillantes et, lorsque j’ai orienté mon regard vers le sol, je suis allée à la rencontre du papier, ce matériau ancien que l’on chérit tant. Il est apparu dans mon champ de vision et quelque chose de mystérieux s’est produit. Il était abondant, s’entassait, se métamorphosait. Il était outil, et témoignait d’un rôle crucial, celui de participer au tissage de relations qui constituent le monde de chacun d’entre nous, notre précieux univers, ce microcosme dans lequel nous gravitons.

L’auteure du roman nous incite à pénétrer dans la bulle de l’héroïne, à suivre, tel un jeu de pistes, les indices, parcelles de son adolescence, qui parsèment ce récit et le transforment en véritable ode à la jeunesse, à l’amour, à l’espoir, mais surtout, à la vie.

Avez-vous, comme moi, découvert et apprécié l’univers énigmatique de Florence et de ses origamis ?


Résumé (4ème de couverture)

Entourée de grues, de dragons et autres merveilles de papier coloré, Florence est heureuse. Sa boutique spécialisée dans l’art du pliage japonais est un véritable petit paradis dans lequel elle évolue, loin des démons de son passé. Elle a façonné sa vie comme on crée un origami, avec un soin impeccable, jusqu’à être satisfaite du résultat. Mais un origami cache de nombreux plis, et l’apparence parfaite de la vie de Florence est une illusion qui ne demande qu’à se briser.

Un étudiant qui entre dans sa boutique, sa sœur, qui part s’installer à l’étranger, un bel homme qui croise sa route, et voilà que petit à petit, tous les secrets de Florence se déplient. Parfois, la seule façon d’avancer est de tout remettre à plat…

Origami blues de Sarah Clain aux Éditions Charleston, 2021

« Paroles d’artiste » – Frida Kahlo

« Paroles d’artiste » – Frida Kahlo

J’ai longuement fixé les peintures de Frida Kahlo. Je les ai observées, scrutées, décortiquées, élément par élément, couleur par couleur. C’est curieux comme une âme artiste est capable de nous instiller sa souffrance en nous abandonnant une parcelle de son existence, simplement. Je l’ai sentie tâtonner au travers de ses œuvres, traverser péniblement les méandres du désespoir, j’ai vu la noirceur l’engloutir, comme quelqu’un d’impuissant, interdit d’action. J’ai entendu un cri de douleur déchirant retentir et, soudain, l’éclosion s’est produite : l’artiste était né. Celui avec un A majuscule, celui qui nous hypnotise avec le mystère et la force émanant de ses œuvres, celui qu’elle rejette et refuse d’incarner. Et pourtant, à travers les pages de « Paroles d’artiste », elle m’a dévoilé le contraire. Elle m’a montré la voie du courage, celle d’une femme déterminée, d’un être unique au tempérament brumeux et sombre.

Personnellement, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ce petit livre des éditions FAGE car ce format permet de s’initier à l’œuvre d’un artiste de manière succincte en s’attardant sur une forme de rapport intime de l’artiste à son public. C’est une sorte d’initiation à son univers créatif, à son monde intérieur par le biais de propos, de réflexions et de présentation de quelques œuvres emblématiques.

Et vous, ces mini livres sur les artistes vous tentent ou vous les avez déjà découverts ?

Vous appréciez l’univers de Frida Kahlo ?


Résumé (4ème de couverture) / Édition bilingue francais-anglais

« J’en ai strictement rien à foutre de ce que tout le monde peut bien penser. Je suis née pute, je suis née peintre, je suis née chieuse, mais j’ai été heureuse tout au long de ma vie. (…) Je suis simplement qui je suis, mais toi, qui es-tu ? »

Frida Kahlo, Paroles d’artiste, FAGE éditions, 2017

« On s’est aimés comme on se quitte » de Charlie Wat

« On s’est aimés comme on se quitte » de Charlie Wat

Le temps est ensoleillé aujourd’hui à Liège. Le ciel est bleu, la brise est légère. Je me suis attablée à mon bureau afin d’écrire, mais j’ignorais encore le sujet que j’allais aborder. Il y a des jours comme ceux-là où l’inspiration ne semble pas de la partie mais qu’une envie irrépressible d’ordonner notre capharnaüm d’idées s’empare de nous. C’est là que les joyeux et touchants personnages du doux roman de Charlie Wat, Denis, Sandrine, Ludovic, François et Lola, ont rapidement habité mes réflexions, stimulant ma mémoire, me replongeant dans le voyage original que nous propose l’auteure.

Sandrine m’a ainsi tendu son journal intime, et un sourire s’installa à nouveau sur mon visage depuis ma lecture de cette émouvante histoire. Elle y retraçait sa vie de femme comblée et éperdument amoureuse de son mari qui, partageant pourtant le bonheur de sa complice, s’est égaré au fil du temps, au fil des événements. Denis finit par déserter ce tableau idyllique qu’elle façonnait au gré des pages. Il perdit le sens des priorités, l’essence des choses, les valeurs qui lui étaient, autrefois, si précieuses. L’amour de sa vie décide de donner un nouveau souffle à son existence en se remariant et Denis, accompagné de François, son père négligeant, et de Ludo, son fils blasé, se résout à mettre tout en œuvre pour empêcher ce désastre de se produire. Le périple s’accélère, les péripéties se multiplient avec amour et humour et les pièces du puzzle qui se façonnent finissent par produire une réalité inattendue qui nous surprend par son originalité jusqu’au point final.

Connaissez-vous ce roman qui fait partie de la sélection Prix des lectrices Charleston 2021 ?


Résumé (4ème de couverture)

Denis, 45 ans, est un homme triste. Englué dans ses problèmes de travail, ne sachant plus communiquer ni avec son fils ni avec son père, il voit son existence lui glisser entre les doigts.

Mais quand il apprend par inadvertance que son ex-femme doit en épouser un autre dans trois jours à l’autre bout de la France, il refuse de laisser passer sa chance et s’embarque pour un improbable voyage. Un périple au bout duquel il pourrait trouver tout autre chose que ce qu’il cherchait.

On s’est aimés comme on se quitte, c’est l’histoire d’un homme ordinaire, bien décidé à tenter l’extraordinaire pour reconquérir l’amour de sa vie.

On s’est aimés comme on se quitte de Charlie Wat aux Éditions Charleston, 2021

La Kube

La Kube

Chez Kube, nous adorons vous permettre de partir en voyage intérieur, nous communiquent les fondateurs avec enthousiasme dans la préface de juillet, ce mini magazine informatif qu’ils glissent avec soin dans chacune des box littéraires qu’ils concoctent chaque mois avec inventivité pour leurs abonnés.

J’ai testé cette box il y a 7 mois déjà et, depuis, je guette chaque réception avec impatience ! J’essaie toujours d’imaginer le thème autour duquel elle sera pensée, les surprises complétant l’expérience de lecture, les thés et autres gourmandises à savourer, les extraits littéraires proposés par la maison d’édition invitée et surtout quel livre sera sélectionné sur base de ma demande personnalisée.

D’ailleurs, je tiens à remercier le libraire Kube, Antonin, qui, depuis le début de cette aventure, témoigne de sa passion pour la littérature en opérant des choix toujours judicieux m’ayant permis de découvrir des lectures surprenantes et originales, malgré mes demandes exigeantes.

Et vous, avez-vous déjà expérimenté le concept des box littéraires ?

Qu’en pensez-vous ?