I SERVICE PRESSE I « H’wwah. Le chemin de la vie » de Maxence Marin

I SERVICE PRESSE I « H’wwah. Le chemin de la vie » de Maxence Marin

Dissimulée sous un monticule suffocant de peurs, la lueur, seule, incomprise, et triste, s’essouffle et s’amenuise. Cette lueur, c’est celle de Miriam. Celle qu’elle a oublié de raviver, celle qui est toujours quelque part mais que l’on risque d’égarer si l’on cesse de la cultiver.

Dans « H’wwah. Le chemin de la vie, à travers l’histoire de cette femme en proie à la morosité et au désespoir, l’auteur dépeint un conte universel contemporain où l’ombre se dissipe au profit d’une lumière vive et bienveillante. À travers le regard, les actes et les paroles de son héroïne, il délivre un message essentiel : celui de l’urgence de nous abreuver d’amour à notre égard ; un peu, beaucoup, passionnément.

Je tiens à remercier Maxence Marin pour l’envoi de ce service presse. À l’aube du sentier emprunté par Miriam, j’ai goûté la douceur de son environnement salvateur, tout là haut, au sommet de sa montagne.


4e de couverture (résumé) :

Rupture amoureuse, déchirement familial, deuil, pression au travail… La vie de Miriam n’est qu’une succession d’épreuves. Elle qui rêvait de liberté se retrouve prisonnière d’un quotidien qui l’étouffe. Le jour où son corps la lâche agit comme le début d’une renaissance. Et si elle renouait avec ses rêves ?Écouter son cœur et ses émotions… Repousser la facilité et les conventions… Suivre une autre voie… Sa propre voie enfin…Celle qui mène à la sérénité de l’âme.

H’wwah. Le chemin de la vie de Maxence Marin, autoédition, 2021

« Personne n’aime comme nous » de Vladimir Nabokov

« Personne n’aime comme nous » de Vladimir Nabokov

« Mais il y a des choses dont il est difficile de parler, de peur que le contact des mots n’efface leur merveilleux pollen… »

Un frisson franc. Cette sensation d’un amalgame de force et de puissance inouïes et simultanées. Les lettres de Vladimir Nabokov à sa femme Vera m’ont foudroyée à la seule découverte des premières lignes de ce merveilleux recueil. La richesse de sa plume allie réalisme et rêverie avec une telle finesse qu’elle apparaît comme indécelable.

J’aime me perdre dans la littérature, mais ce que j’aime pardessus tout, c’est d’y rencontrer la beauté infinie dans le quotidien, le formidable dans l’ordinaire. Ce merveilleux pollen : une phrase, deux mots et une image qui possède cet étonnant pouvoir de faire chavirer le cœur, mais aussi les souvenirs.

Et c’est dans l’urgence du partage que je vous communique mes premières émotions sur ce livre que je vais déguster avec parcimonie, chaque jour, pour en apprécier toute l’essence jusqu’à ce que j’explore à nouveau l’univers de cet écrivain hors du commun.

Merci aux éditions 1001 nuits de publier des trésors si précieux. Si vous ne connaissez pas encore cette collection, le moment est peut-être aussi venu pour vous de flirter avec la prochaine lecture qui apportera un nouveau souffle à vos coups de cœur.


4e de couverture :

Recueil de lettres écrites par Vladimir Nabokov à son amour Vera.

Personne n’aime comme nous de Vladimir Nabokov aux éditions 1001 nuits, 2022

 » Résonances. Journal d’un amour perdu  » de Malo de Brume

 » Résonances. Journal d’un amour perdu  » de Malo de Brume

Les instants s’effondrent dans l’oubli et personne ne peut ralentir leur course agile. Ils embrasent l’air de leurs cendres tel un orage, intense, vif, tumultueux, et pourtant si gorgé de lumière. La lecture de « Résonances » a laissé cette empreinte en moi ; caractéristique, indomptable, originale, telle une étincelle qui s’évanouit au creux du cœur.

Et je m’interrogeais perpétuellement : l’oubli lutte-t-il pour se déraciner d’une existence qu’il préfère abandonner ou existe-t-il parce qu’il est le seul à se matérialiser lorsque l’on ne le laisse pas s’étioler ?

Les émotions qui m’ont habitée le temps de ce voyage des mots et des sens ont été indomptables, profondes, comme l’orage, ce feu orangé qui écorche le ciel avec vivacité.

Était-ce Natalia et Malo qui, à l’âge d’or de leur complicité, à l’apogée de leur union, m’ont murmuré les sentiments qui les reliaient l’un à l’autre ? Une chose demeure sans équivoque : je suis restée sur le rivage à guetter le souvenir de leur amour qui fleurit toujours et pour l’éternité.

Merci à Malo pour sa jolie plume dotée de la conviction que la poésie cicatrise les maux.

Figurer dans les remerciements de ce texte indélébile est un honneur pour moi, passionnée et professionnelle des mots, lectrice éternelle et admiratrice des embruns littéraires de cet auteur.

Si vous n’avez pas encore découvert son premier livre, plongez-y avec avidité, le voyage sera assurément beau et fort à la fois.


4ème de couverture (résumé) :

Il existe des amours au-delà de toutes limites, des histoires passionnelles, lumineuses et farouches que rien ne peut détruire, même la mort.

 » Résonances « , c’est le journal d’un homme qui ne peut se résoudre à oublier, le journal d’un amour perdu.

Chaque page est un souffle, un frisson, une caresse. Chaque mot est une cellule de vie, parce que l’amour survit à tout.

Ce n’est pas une romance, c’est bien plus brûlant, plus fort, plus rugueux.

C’est la réalité.

Résonances. Journal d’un amour perdu de Malo de Brume, autoédition, 2022

 » Le plus bel endroit du monde est ici  » de Francesc Miralles et Care Santos

 » Le plus bel endroit du monde est ici  » de Francesc Miralles et Care Santos

« Le plus bel endroit du monde est ici ». À la simple évocation du titre de ce court roman, mes yeux s’embuent, mes lèvres s’étirent spontanément en un sourire paisible et mon regard, je le sais, se pare d’une douce chaleur. L’émotion m’enveloppe, et ce n’est pas tout à fait de la tristesse ; l’émotion m’étreint, et ce n’est pas tout à fait de la nostalgie ; l’émotion me submerge, et je comprends qu’un tourbillon de bonheur indéchiffrable m’a emportée dans sa vague, et mon cœur bat au rythme d’une magie mystique.

Un rayon de soleil s’infiltre entre les pages de mon livre et les mots ondulent sur le papier, ils concourent à la construction du monde fabuleux d’Iris, cette héroïne fragile et authentique dont le regard face aux évènements de la vie est sans cesse mis à l’épreuve. À présent, j’ai l’intime conviction que, pour vivre mille vies au travers de la lecture, je devais prendre la place d’Iris pour flotter dans les airs et m’autoriser des rêveries illimitées.


4e de couverture (résumé) :

Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d’une promesse : le bonheur.

Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos aux éditions pocket, 2014

 » Le prophète  » de Khalil Gibran

 » Le prophète  » de Khalil Gibran

 » Possédez-vous des souvenirs, ces arches miroitantes qui franchissent les cimes de l’esprit ? « 

Une chose essentielle m’a frappée lorsque j’ai découvert les premières pages de ce texte, c’est que certains livres recèlent tant de symboles et d’idées à philosopher qu’une lecture unique les condamneraient à n’être qu’une accumulation d’encre sur du papier, des mots errants sans fondement, des concepts creux sans écho.

Ce livre est comme un bouquet de fleurs que l’on confectionne. Chaque lecture nous enchante par sa poésie ; chaque question nous plonge dans la réflexion  et, comme si cela ne suffisait pas, par le voyage intérieur qu’il nous offre est si fascinant que chaque phrase nous confère la soif de ne jamais cesser d’explorer les âmes et l’humanité.

Et vous, qu’avez-vous ressenti en lisant  » Le prophète  » ?


4e de couverture (résumé) :

Une langue limpide, des images évocatrices et forte : à travers l’enseignement d’Al-Mustafa se dessinent quelques-uns des trésors de l’expérience humaine. Rien n’échappe à la leçon du Sage : amour, joie, liberté, douleur, connaissance de soi, beauté, couple, passion, mort… La vie la plus intime, comme les problèmes les plus quotidien. Hymne à la vie et à l’épanouissement de soi, Le Prophète s’impose désormais comme l’un des textes cultes du XXème siècle.

Le prophète de Khalil Gibran aux éditions Le livre de poche, 1993 (1e édition 1923)

 » Le souffle des rêves  » de Clarisse Sabard

 » Le souffle des rêves  » de Clarisse Sabard

L’aurore. Ce terme empli de poésie et de promesse se matérialise en vagues successives de couleurs chaudes dès lors qu’il est prononcé. Il incarne cet instant où l’on se surprend à être ensorcelé par la magnificence et la douceur qui s’empare du ciel au petit matin. Et dès lors que je retranscris cette pensée, je me remémore l’époustouflante épopée de la remarquable héroïne Lucy que Clarisse Sabard dépeint de sorte à nous procurer tant d’émotions. Au fil de son histoire, l’on se passionne pour sa résilience, l’on compatit pour ses malheurs, mais, surtout, l’on conserve l’espoir d’un jour nouveau. Refermer « Le souffle des rêves », c’est demeurer extatique face à cette image céleste naturelle et mystérieuse de l’insaisissable ; c’est se sentir contraint de quitter un univers romanesque dans lequel on a plongé avec délectation ; c’est saisir la grandeur et l’importance que les rêves ont le devoir d’occuper dans nos vies ; c’est contempler l’horizon et, quoi que l’on y entr’aperçoit, ne jamais cesser de les forger à notre image.


4ème de couverture (résumé) :

New York, 1987.

Coincée entre un travail de chroniqueuse musicale qui ne lui convient plus et un mari qui voudrait la voir abandonner sa carrière pour devenir mère, Abigail O’Dell a besoin de souffler. Alors qu’elle n’est pas retournée en Irlande depuis l’enterrement de sa grand-mère Lucy, Abby s’envole vers la terre de ses ancêtres, dans l’espoir que ce retour aux sources lui permettra d’obtenir des réponses sur son passé familial troublé et de se rapprocher enfin de sa mère qui l’a abandonnée enfant.

C’est en découvrant des cassettes audio enregistrées par Lucy peu de temps avant sa disparition qu’Abby va faire un bond dans le temps et revenir au début du siècle. Car tout a commencé lorsque la jeune Lucy a pris le bateau pour New York…

Le souffle des rêves de Clarisse Sabard aux éditions Charleston, 2022

 » La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

 » La vie rêvée des chaussettes orphelines  » de Marie Vareille

L’âme artistique authentique aiguise sa plume avec avidité, espoir et aspiration pour nous surprendre au gré des mots, des phrases, des chapitres et des histoires qu’elle nous conte. C’est l’une des choses que j’ai comprise très tôt lorsque j’eus la capacité de sonder le mystérieux pouvoir de la littérature et que ce livre m’a rappelé.

J’ai été émerveillée par la profondeur du récit imaginé par Marie Vareille. La romancière renferme des fragments d’histoires tendant à s’unifier, se consolider dans cette couverture, cette enveloppe aux couleurs pétillantes et acidulées, et au titre improbable et déroutant qui éveille notre intérêt autant qu’il nous déroute. Un brin excentrique, en marge des attentes conventionnelles, son apparence nous stimule autant qu’elle nous interroge. Au-delà de l’amour traité avec finesse, décortiqué avec attention et approfondi avec justesse et émotion, la romancière métamorphose et sublime notre regard sur le poids des apparences et des croyances puissantes et illusoires qu’elles engendrent souvent dans nos esprits.

Une question persiste à nous tenir en haleine : Au-delà de la triviale et pour le moins déconcertante image initiale des chaussettes esseulées qui plane à la surface du papier, s’agit-il d’une vie rêvée ou d’un rêve de vie que l’on tente de reconstituer à chaque fois que notre main abandonne une page pour s’immerger dans la suivante ?


4ème de couverture (résumé) :

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé ?

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille aux éditions Charleston, 2020

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« La mémoire des embruns » de Karen Viggers

« La mémoire des embruns » de Karen Viggers

Posé sur une surface bancale, le livre vacille avec fragilité. Les paupières mi closes, je distingue les pages qui se déplient au gré du hasard, sous l’impulsion d’une bourrasque d’air marin. L’eau salé caresse mon visage, mes cheveux ondulent avec le vent, et mon imagination m’ancre dans ces contrées vivaces, sauvages, inconnues, mais si majestueuses. Je me sens hypnotisée par la Nature australienne. Une mélancolie vertigineuse déferle sur le papier renfermant cette histoire. Chaque paragraphe transporte une tristesse constante de réalisme, chaque dialogue comporte un souffle de regrets, et Karen Viggers me charme davantage à mesure que les secrets abrités par l’île Bruny et son phare se dévoilent.

L’histoire contée par la romancière, c’est un hommage chaleureux et grave à la fois à l’honneur guidant nos choix, à l’amour balayant nos erreurs et à la dignité apaisant nos souffrances. Quelques jours après ma lecture, les émotions m’étreignent encore, les paysages se matérialisent dans mon imagination, et « la mémoire des embruns » sommeille dans mon esprit.

Avez-vous déjà entrepris un voyage livresque en Australie à travers les romans de Karen Viggers ?


4ème de couverture (résumé) :

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d’Antarctique et le divorce qui l’a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l’a hantée durant des décennies menace d’être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une émouvante histoire d’amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

La mémoire des embruns de Karen Viggers aux éditions Le lire de poche, 2016

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I SERVICE PRESSE I « Forest Hill » de Isabelle Crépy

I SERVICE PRESSE I « Forest Hill » de Isabelle Crépy

« Forest Hill » ou la colline de la forêt. Un amas qui confère au paysage l’atout majeur de reliefs à perte de vue, de contrastes ombragés qui dissimulent une flamboyante lumière.

C’est ainsi que, haut perchée sur la colline de Forest Hill, l’auteure cueille, à la manière d’un travelling cinématographique à 360 degrés, des bribes de vie des personnages qu’elle façonne de manière déroutante et mystérieuse à la fois ; des hommes et des femmes, multiples, fourbes, haineux, meurtris. Un flot d’images s’écoule sous notre regard ébahi par la rythmique saccadée, la vitesse d’action, la vive alternance des « il » et des « elle ». De cette terre froide et sombre de Londres ne subsiste que le voile de leur présence spectrale mouvante. L’atmosphère est vive, dense, pesante, et le lecteur semble en proie au vertige.

Chaque livre renferme ses secrets ; chaque lecture abrite un regard singulier ; chaque romancier concocte ses propres recettes, mais de cet amoncellement de terre anglaise, notre chute se matérialise dès lors que « Marie marche seule dans le parc » et que l’espoir s’esquisse : Serons-nous apte à démêler le vrai du faux, l’accessoire de l’essentiel, la fiction de la réalité, les mots posés sur le papier des conséquences de leur pouvoir ?

Se divertir, s’évader et se détendre sont souvent des éléments déterminants dans nos choix littéraires. Réfléchir, analyser et se questionner sur les mécanismes créatifs apportent une richesse sans pareil au monde du livre. Merci à Isabelle Crépy pour ce Service Presse qui m’a fait basculer dans cette seconde singulière, mais non moins nécessaire catégorie, en quelques dizaines de pages.


Résumé (4ème de couverture) :

Dans un manoir isolé du XIXe siècle, entre rêve et réalité, secret et mensonge, Marie, Jeanne et Gabriel tentent de survivre parmi les morts et les vivants. Les trois personnages en quête d’identité entremêlent leurs voix dans un voyage intérieur qui les emmène au bord de l’abîme.

Forest Hill de Isabelle Crépy, auto-édition, 2021

Quelques lectures qui ont marqué mon année 2021

Quelques lectures qui ont marqué mon année 2021

Je vois défiler un nombre conséquent de chroniques livresques produites à une rapidité que je ne pourrais égaler ; je vois défiler des photos et des mises en scène mettant à l’honneur des livres qui outrepassent mon inventivité ; mais je vois, surtout, des lecteurs et des lectrices si attachés aux pages qu’ils tournent, aux couvertures qu’ils étreignent de leurs mains, aux mots que leurs regards capturent, qu’ils mettent du cœur à l’ouvrage et ouvrent leur monde foisonnant de livres, toujours prêts à accueillir un avis, toujours prêt à accueillir la diversité, toujours prêts à témoigner de leur bienveillante nécessité de partager, car, après tout, n’est-ce pas la raison essentielle qui nous a tous réunis dans ce vaste cocon de passionnés des histoires de papier ?

Ai-je déjà décliné mon identité de lectrice durant ces cinq derniers mois ?

Je m’appelle Évangélia et je suis une lectrice lente et nostalgique ; je suis, et resterai sans doute à jamais, une lectrice qui ne se résoudrait en aucun cas à accélérer sa cadence de lecture, de peur de perdre l’essentiel : l’incroyable beauté de la langue française qui ne cesse de m’émouvoir et de stimuler mon esprit.

À mon tour, je ne vous partagerai pas une liste interminable des meilleurs livres qui ont croisé mon chemin cette année, d’autres réaliseront cette tâche mieux que moi, avec davantage de titres, de genres et de clichés à couper le souffle. Je voudrais simplement vous communiquer mes surprises, mes saisissantes rencontres, les émotions vives qu’elles m’ont incontestablement procurées.

« Le voyage de Pénélope » de Marie Robert

Avec Pénélope, le temps s’arrête, les époques s’entremêlent et l’écriture se pare d’une douce poésie lumineuse.

« La librairie de la place aux herbes » de Eric de Kermel

Ce roman est une ode au livre, à cet objet universel dont le caractère sacré perdure, nous envoûte, et cimente nos liens.

« Onze minutes » de Paulo Coelho

Le récit initiatique d’une prostitué qui nous apporte un lot de sentiments parfois contradictoires à l’égard de l’héroïne, avec qui l’on avance, l’on trébuche et l’on finit pas comprendre certaines choses, chemin faisant.

« Paros vu de la mer » de Valérie Rose Benoit

On se perd dans les méandres des pensées du personnage principal dont l’histoire est à la fois fascinante, déroutante et éclairante à propos de la vie, du lien à autrui, des sensations et, surtout, des perceptions.

« L’Odyssée » de Homère

Que dire de l’enivrante poésie du texte de cette légende de la littérature ? « l’aube aux doigts rose » persiste à vivre dans mes souvenirs de lectrice les plus magiques.

« My absolute darling » de Gabriel Tallent

Comment pourrais-je parler de ce livre aussi angoissant que remarquable ? Turtle incarnera toujours l’une des héroïnes les plus réalistes et courageuses qu’il me sera donné de découvrir.

« Le consentement » de Vanessa Springora

Un récit autobiographique dont la puissance me hante encore.

Submergée de vives réminiscences de lecture, en rédigeant cette chronique particulière pour vous ouvrir mon monde des livres, je me rends compte ô combien j’ai toujours eu cette chance inouïe d’être entourée par cet inégalable présent qu’est la littérature.