« Un garçon singulier » de Philippe Grimbert

« Un garçon singulier » de Philippe Grimbert

Vous est-il déjà arrivé de vous plonger dans une histoire et d’avoir l’impression qu’émettre une opinion à son propos vous est totalement inconcevable ? Ce roman, dans son entièreté, a provoqué cette frustration de lectrice en moi. Je me décidai à ouvrir mon carnet suite à l’achèvement du récit qui me laissait perplexe. Je pris quelques notes au vol, tentant de laisser tout de même une trace, aussi minime soit-elle. Il m’est alors arrivé quelque chose de totalement inédit : je me rappelai qu’un élément avait retenu mon attention dès les premières pages, celui des dialogues dont la particularité était de n’y inclure aucunement le protagoniste, Louis. Ce dernier nous narre à la première personne du singulier l’expérience la plus bouleversante de sa vie, et je compris alors l’essence du livre.

La singularité, c’est, d’abord, ce choix audacieux opéré par l’auteur, mais c’est ensuite cette amitié fusionnelle qui lie les deux jeunes ; c’est la manière particulière avec laquelle ils communiquent, dépourvue de parole ; c’est l’atmosphère marin, la douceur des effluves iodés humés lors de leurs paisibles promenades en bord de mer ; c’est ce monde complice qu’ils ont rapidement érigé, cette forteresse qui finit par conférer une saveur singulière à la liberté.

J’aimerais que la singularité frappe à nouveau à ma porte et qu’elle me surprenne comme Louis et Yannis l’ont fait.

Avez-vous, comme cela a été mon cas, reçu une belle leçon de vie à travers le chemin parcouru par ces deux complices ?


Résumé (4ème de couverture) :

« Maintenant que j’ai appris à le connaître, je l’aime et il m’effraie tout à la fois. Lui et sa mère vont trop loin, mais tous deux ont eu raison de mes résistances… » Une simple annonce sur les murs de la faculté a sorti Louis de sa léthargie pour le précipiter sur la plage de son enfance à la rencontre d’une mère et de son fils, deux êtres hors du commun qui vont bouleverser sa vie et l’amener à affronter ce qui dormait au plus profond de lui-même.

Philippe Grimbert, grand spécialiste français du thriller freudien, porte un regard bouleversant sur la différence. Laure Mentzel, Le Figaro.

Il n’est question que d’amour de la première à la dernière page de ce livre profondément troublant sur le destin, l’art de se construire, et qui s’achève dans un final royal de beauté. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

Un garçon singulier de Philippe Grimbert aux éditions Le livre de poche, 2012

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.